<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>C&apos;est moi qui... Ce sont les autres qui ne pas...</title><link>http://etmoiplus.canalblog.com/</link><description>Cinq minutes avant le grand amour... Rien.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Tue, 29 Dec 2009 01:46:18 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Qu&apos;irais-je faire en Abyssinie ?</title><dc:creator>etmoiplus</dc:creator><link>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/03/03/4195490.html</link><comments>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/03/03/4195490.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://etmoiplus.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4195490/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/03/03/4195490.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;courier new, courier, mono&quot;&gt;Ai-je gob&#xe9; des extas &#xe0; Berlin ? Quelqu&apos;un m&apos;a-t-il d&#xe9;j&#xe0; saut&#xe9; dans les chiottes d&apos;une bo&#xee;te de nuit ? Est-ce qu&apos;au moins je porte un sweat &#xe0; capuche sous le cuir d&apos;un blouson, &#xe0; l&apos;instar des mignons du Marais ? Non. Trois fois non. Rien. Je n&apos;ai rien fait pour &#xea;tre un bon p&#xe9;d&#xe9;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&apos;ai dormi.&lt;br /&gt;Des journ&#xe9;es enti&#xe8;res dans la p&#xe9;nombre. En compagnie des id&#xe9;es noires. Apr&#xe8;s des nuits d&apos;insomnie.&lt;br /&gt;Au matin, quand l&apos;endormissement vient, chaque fois j&apos;ai cette impression d&apos;extase : fermer les yeux, s&apos;extraire hors du monde, s&apos;oublier enfin, mourir un peu, et qui sait sombrer pour toujours...&lt;br /&gt;Le sommeil me transporte. Je n&apos;ai connu de ma vie qu&apos;une seule passion stable : dormir. Et pour unique amour, le marchand de sable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une am&#xe9;ricaine de mes fr&#xe9;quentations me trouve &lt;em&gt;hilarius&lt;/em&gt;, dit-elle, ce que je traduis par &lt;em&gt;ridicule&lt;/em&gt;. Je d&#xe9;teste cette figure de po&#xe8;te maudit que j&apos;incarne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps file malgr&#xe9; moi, ma bite et mon cul &#xe9;vacuent, usine &#xe0; caca pipi, plus du tout source de joies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quel &#xe2;ge Rimbaud a-t-il cess&#xe9; d&apos;&#xe9;crire ? Un jour il partit trafiquer des armes, courir fortune en Abyssinie. Il faut &#xea;tre chercheur d&apos;or... Arthur avait raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dehors, d&apos;un instant &#xe0; l&apos;autre, je peux tomber : mort ou amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M&apos;as-tu vu ? Regarde-moi : pauvre et vilain comme je suis, il se pourrait pourtant que je rec&#xe8;le des richesses et des beaut&#xe9;s, aux tr&#xe9;fonds de moi. Elles gisent inemploy&#xe9;es, elles n&apos;attendent qu&apos;un voleur, toi peut-&#xea;tre. Or vois-tu, un regard n&apos;as pas de prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;quot;Les &#xe9;v&#xe9;nements ne viennent pas &#xe0; domicile, les &#xe9;v&#xe9;nements ne sont pas un service public comme le gaz et l&apos;eau. Mais il y a des routes, des ports, des gares, d&apos;autres pays que le chenil quotidien : il suffit un jour de ne pas descendre &#xe0; sa station de m&#xe9;tro.&amp;quot; (Paul Nizan, &lt;em&gt;Aden Arabie&lt;/em&gt;.)&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 03 Mar 2007 18:44:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;amateur d&apos;histoires</title><dc:creator>etmoiplus</dc:creator><link>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/02/09/3951276.html</link><comments>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/02/09/3951276.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://etmoiplus.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3951276/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/02/09/3951276.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je poursuis ma travers&#xe9;e du d&#xe9;sert : sexogramme plat.&lt;br /&gt;Un d&#xe9;sert peupl&#xe9; d&apos;humains, o&#xf9; j&apos;exerce mon libertinage sous forme de conversations indiscr&#xe8;tes, parfois polissonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ainsi je collectionne les histoires d&apos;amour, celles des autres que j&apos;interroge. Je veux savoir comment les couples se sont rencontr&#xe9;s, s&apos;ils ont couch&#xe9; le premier soir, ce qui les a pouss&#xe9;s &#xe0; s&apos;&#xe9;lire mutuellement, quand ils se sont d&#xe9;clar&#xe9;s, les circonstances du coeur, la naissance de l&apos;amour. Je demande aussi aux c&#xe9;libataires de me raconter leurs aventures, leurs &#xe9;mois, la mani&#xe8;re dont ils se d&#xe9;brouillent avec le d&#xe9;sir et la solitude.&lt;br /&gt;Il n&apos;y a plus que cela qui m&apos;int&#xe9;resse vraiment. On peut dire que j&apos;en ai fait ma sp&#xe9;cialit&#xe9;. Et la substance de mon r&#xe9;cit, puisqu&apos;ici je ne parle que de &#xe7;a.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au t&#xe9;l&#xe9;phone je cherche &#xe0; d&#xe9;celer la trace d&apos;un accent du sud ouest dans sa voix de femme, mais en vain, car elle parle comme une parisienne. Je l&apos;ai connue adolescente. Elle m&apos;appelle aujourd&apos;hui pour me revoir.&lt;br /&gt;Pendant trois &#xe9;t&#xe9;s nous nous sommes aim&#xe9;s &#xe0; Santa Monica, pr&#xe8;s de Casablanca. Je me souviens de la villa au bord de l&apos;oc&#xe9;an, je revois le solarium... J&apos;avais entre douze et quinze ans. Son visage d&apos;enfant brune. Nos corps &#xe9;tendus sur la plage. La derni&#xe8;re ann&#xe9;e j&apos;avais pens&#xe9; me suicider. C&apos;&#xe9;tait une autre vie dont je garde le secret.&lt;br /&gt;Or samedi 17h, j&apos;ai rendez-vous avec elle. Ai-je grandi depuis tout ce temps ? Moi, l&apos;amateur d&apos;histoires. Il faudrait l&apos;&#xe9;pouser, l&apos;amener au loin.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un arbre d&#xe9;ploie son ramage dans mon dos, l&apos;angoisse me tenaille. Cette amour qui me revient du pass&#xe9; est trop romanesque pour exister encore.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Tout cela &#xe9;tait incompr&#xe9;hensible. &#xca;tre avec l&apos;autre suffisait ; rire avec lui ; avoir des projets ; faire des choses banales.&amp;quot; (Jacques Jouet, &lt;em&gt;L&apos;amour comme on l&apos;apprend &#xe0; l&apos;&#xe9;cole h&#xf4;teli&#xe8;re&lt;/em&gt;.)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 09 Feb 2007 12:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>Dieu vomit les ti&#xe8;des</title><dc:creator>etmoiplus</dc:creator><link>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/01/20/3844250.html</link><comments>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/01/20/3844250.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://etmoiplus.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3844250/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/01/20/3844250.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L&apos;inattendu arrive parfois, la vie vous &#xe9;tonne, et c&apos;est &#xe0; ne pas y croire. Encore faut-il savoir improviser, saisir sa chance &#xe0; l&apos;improviste, &#xea;tre digne de l&apos;&#xe9;v&#xe9;nement venu par surprise.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme j&apos;entrais dans la station Rambuteau, aux pieds des escaliers de la bouche, une ombre se d&#xe9;tacha du mur de fa&#xef;ence : Benjamin lui-m&#xea;me, l&#xe9;g&#xe8;rement cuit&#xe9;, qui m&apos;interpelle !&lt;br /&gt;Mes jambes h&#xe9;sitent, s&apos;arr&#xea;tent, flageolent. Que dire ? Une question me br&#xfb;le : &amp;quot;pourquoi ne m&apos;as-tu jamais rappel&#xe9; ?&amp;quot; Mais sur ce quai de m&#xe9;tro, au d&#xe9;bott&#xe9;, je n&apos;ai pas le cran de lui demander, non plus que de l&apos;embrasser, ni sur les l&#xe8;vres, ni sur la joue. &lt;br /&gt;Heureusement des propos plaisants me viennent &#xe0; l&apos;esprit. Lui au contraire masque avec difficult&#xe9; son trouble, sa g&#xea;ne. Je le laisse alors s&apos;emm&#xea;ler dans mes filets. Et plus je badine, et plus il bredouille. Je joue de ma voix qui se fait caverneuse, velout&#xe9;e... Un temps.&lt;br /&gt;Puis, main droite sur son avant-bras, je dis : &amp;quot;on se voit bient&#xf4;t, j&apos;esp&#xe8;re&amp;quot; et je file &#xe0; l&apos;anglaise.&lt;br /&gt;Minuit : il m&apos;envoie un texto. La partie est gagn&#xe9;e. A cette heure, je suis tr&#xe8;s content de moi. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Trois jours plus tard un &#xe9;clair de lucidit&#xe9; me foudroie, tout &#xe0; coup je comprends mon erreur : plut&#xf4;t que d&apos;aller au raout o&#xf9; j&apos;&#xe9;tais invit&#xe9;, j&apos;aurais d&#xfb; le suivre, et honorer de ma pr&#xe9;sence, la seule f&#xea;te qui importait ce soir l&#xe0;, sa croupe. Me voici puni parce que j&apos;ai manqu&#xe9; d&apos;audace. Ce que j&apos;esp&#xe9;rais &#xea;tre un rebondissement de l&apos;intrigue se r&#xe9;soudra pour finir en &#xe9;pilogue de celle-ci. Je ne reverrai pas Benjamin de sit&#xf4;t.&lt;br /&gt;Un g&#xe9;nie farceur s&apos;amuse de moi, faisant des blagues sur mon dos. Il se gausse &#xe0; mes d&#xe9;pens par l&apos;entremise de mes amants. Tandis que je patauge dans la m&#xe9;lasse des sentiments.&lt;br /&gt;C&apos;est l&#xe0; que j&apos;ai d&#xe9;cid&#xe9; d&apos;&#xea;tre priapique en diable.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Nul d&apos;entre nous n&apos;est venu au monde sans une fente.&amp;quot; (P&#xe9;trone, &lt;em&gt;Le satiricon&lt;/em&gt;.)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 19 Jan 2007 23:56:00 GMT</pubDate></item><item><title>365 jours</title><dc:creator>etmoiplus</dc:creator><link>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/01/12/3773729.html</link><comments>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/01/12/3773729.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://etmoiplus.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3773729/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/01/12/3773729.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;courier new, courier, mono&quot;&gt;Tous les jours dans la ville des gar&#xe7;ons se donnent rendez-vous, ils se touchent, s&apos;embrassent et se p&#xe9;n&#xe8;trent... Ils prennent le m&#xe9;tro, ils marchent sur les trottoirs, ils se rejoignent. In&#xe9;vitablement je les croise. Leurs corps qui vont vers le plaisir, ou en reviennent, tissent la trame d&apos;un grand roman urbain. Autant d&apos;affabulations que de visages anonymes. Quel t&#xea;te font-ils lorsqu&apos;ils &#xe9;jaculent ? Moi aussi je participe &#xe0; cette histoire souterraine, je sillonne les rues, je baise aux quatre coins de Paris. Ma contribution est modeste cependant, je suis si peu vivant, si mal aim&#xe9; depuis longtemps. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a 365 jours je rencontrais pour la bagatelle, J&#xe9;r&#xf4;me le t&#xe9;n&#xe9;breux. Ce fut illico la passion, de moi &#xe0; son &#xe9;gard, non partag&#xe9;e par lui s&apos;entend. Environ tout les deux ans je succombe &#xe0; une cristallisation amoureuse, souvent abusive. S&apos;il fallait expliquer ma fixation sur sa personne, je dirais que bien s&#xfb;r il &#xe9;tait beau, encore que d&apos;une beaut&#xe9; p&#xe9;riph&#xe9;rique : son torse aux courbes pleines, ses jambes longues de supplici&#xe9;... Et qu&apos;il savait y faire en mati&#xe8;re de sexe. Mais que surtout il me d&#xe9;concerta par sa mani&#xe8;re d&apos;&#xea;tre doux et ferme &#xe0; la fois, secret et pourtant g&#xe9;n&#xe9;reux, silencieux et quand m&#xea;me &#xe9;loquent. J&apos;&#xe9;tais captif. J&apos;ai aujourd&apos;hui une ann&#xe9;e de r&#xe9;pit, avant la prochaine crise de cet ordre, devant moi une ann&#xe9;e de vadrouille.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au cours des douze derniers mois, apr&#xe8;s v&#xe9;rification stricte, je compte douze partenaires. C&apos;est un minimum vital, ce n&apos;est pas beaucoup pour un p&#xe9;d&#xe9; c&#xe9;libataire, habitant la capitale. Douze comme les ap&#xf4;tres du Christ, douze comme les travaux d&apos;Hercule. Soit un total de 23 rapports consomm&#xe9;s : 9 one shot, dont Thierry (un ancien de 2005), dont deux ensemble (un couple), dont deux autres qui ne furent pas mentionn&#xe9;s sur ce blog (un anonyme estivale, et un certain Xavier qui me fit grand piti&#xe9; &#xe0; cause de son petit p&#xe9;nis moins gros qu&apos;un doigt), plus &#xc9;ric, Daniel, Benjamin, et J&#xe9;r&#xf4;me (un homonyme), auxquels s&apos;ajoutent 8 fois avec Maxime, 2 avec Arnaud, et 4 pour J&#xe9;r&#xf4;me (le t&#xe9;n&#xe9;breux). Or cette suite de chiffres ne saurait traduire l&apos;incommensurable de la sensation, celle de les avoir sur le coeur, ces douze bougres, que j&apos;ai tenus, qui m&apos;ont connu.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l&apos;ang&#xe9;lus du soir, les envies tournicotent dans mes parties basses, prennent toute la place, la faim, la soif, la libido, inextinguibles. Un an d&#xe9;j&#xe0;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Un homme seul et nu en pr&#xe9;sence d&apos;un homme seul et nu, ce fut l&#xe0; toujours pour moi l&apos;envers et l&apos;endroit de toute grandeur.&amp;quot; (Marcel Jouhandeau,&lt;em&gt; Br&#xe9;viaires&lt;/em&gt;.)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 12 Jan 2007 17:22:00 GMT</pubDate></item><item><title>Desiderata</title><dc:creator>etmoiplus</dc:creator><link>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/01/09/3643206.html</link><comments>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/01/09/3643206.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://etmoiplus.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3643206/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2007/01/09/3643206.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;courier new, courier, mono&quot;&gt;Hier, journ&#xe9;e pass&#xe9;e &#xe0; dormir (honte). Cette ann&#xe9;e commence en eau de boudin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&apos;avais dit &#xe0; Maxime, d&apos;un ton imp&#xe9;rieux : &amp;quot;Basta ! Brisons l&#xe0; monsieur.&amp;quot; Rh&#xe9;torique. Car un mois plus tard, tout aussi royal en apparence, quoique nettement moins souverain, j&apos;acc&#xe8;de &#xe0; sa requ&#xea;te d&apos;un cinq &#xe0; sept en t&#xea;te &#xe0; t&#xea;te, sous le pr&#xe9;texte sp&#xe9;cieux d&apos;&#xe9;changer nos voeux. Au vrai, son insistance &#xe0; me fr&#xe9;quenter flatte mon orgueil de poux. Il arriva donc ce qui &#xe9;tait pr&#xe9;visible : nous bais&#xe2;mes ensemble. Mais avec davantage de fougue que d&apos;ordinaire, de l&apos;&#xe9;clat, presque de l&apos;amour entre nous, malgr&#xe9; nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous serrons.&lt;br /&gt;Ma paume creuse contient juste son sein rond. Le relief du t&#xe9;ton tambourine et tamponne la pulsation du coeur... Je le sens, l&#xe0;, qui cogne au centre de ma main.&lt;br /&gt;Et mon bassin ondule sous les coups de reins, ruades en cadence.&lt;br /&gt;Enfin nos orgasmes m&#xe9;diocres, giclettes d&#xe9;synchronis&#xe9;es, m&#xe9;caniques &#xe9;piphanies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2006 fut marqu&#xe9; par l&apos;&#xe9;chec de mes desiderata. 2007 pointant sa fraise, je m&apos;en tiens au tangible de la chair. L&apos;incons&#xe9;quence et l&apos;effroi gouvernent mes &#xe9;tats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;quot;Il y a dans les liaisons qui se prolongent quelque chose de profond ! Nous formons de loin, avec calme, la r&#xe9;solution de les rompre ; nous croyons attendre avec impatience l&apos;&#xe9;poque de l&apos;ex&#xe9;cuter : mais quand ce moment arrive, il nous remplit de terreur ; et telle est la bizarrerie de notre coeur mis&#xe9;rable, que nous quittons avec un d&#xe9;chirement horrible ceux pr&#xe8;s de qui nous demeurions sans plaisir.&amp;quot; (Benjamin Constant, &lt;em&gt;Adolphe&lt;/em&gt;.) &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 09 Jan 2007 16:55:00 GMT</pubDate></item><item><title>Gribouillages et &#xe9;claboussures</title><dc:creator>etmoiplus</dc:creator><link>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/12/29/3547859.html</link><comments>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/12/29/3547859.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://etmoiplus.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3547859/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/12/29/3547859.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;No&#xeb;l oblige, il a bien fallu rendre visite &#xe0; ma parent&#xe8;le. Et tenir l&apos;emploi de gentil rejeton. Aupr&#xe8;s d&apos;eux je n&apos;ai pas de sexe, je suis le fils de la famille. Ils me sucent le sang et la moelle jusqu&apos;&#xe0; &#xe9;puisement.&lt;br /&gt;Entortill&#xe9; dans un plaid, chez maman, je lisais des livres, en fumant des cigarettes, pour combler les heures. Au restaurant avec papa, je lui posais des questions, afin de meubler le silence. Ma soeur et son copain emm&#xe9;nagent ensemble. J&apos;assiste &#xe0; une messe de minuit. Et caetera.&lt;br /&gt;Pendant ce temps... Mon p&#xe9;nis rabougri r&#xea;ve d&apos;&#xe9;claboussures.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&apos;ai toujours un gar&#xe7;on dans le collimateur. Ou devrais-je dire dans le r&#xe9;troviseur ? En tout cas en vue, et qui me fait souffrir. Plus ou moins.&lt;br /&gt;J&apos;ai aim&#xe9; une tripot&#xe9; de jean-foutre qui n&apos;en avaient cure. L&#xe0; dessus je brode des gribouillages. Les pr&#xe9;noms se succ&#xe8;dent, se chevauchent sur la toile. J&apos;&#xe9;cris des textes ramass&#xe9;s, peu prolixes. Je pisse ma copie concise. Je passe, cavale et gambade. On ne me remarque pas. Mais j&apos;existe quand m&#xea;me.&lt;br /&gt;Ma vie est une fiction permanente et perp&#xe9;tuelle. Une histoire que je raconte. Mes dix doigts vaquent &#xe0; leur occupation terrestre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Je ne peins pas l&apos;&#xea;tre. Je peins le passage.&amp;quot; (Montaigne, &lt;em&gt;Les essais&lt;/em&gt;, III, 2.)&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 29 Dec 2006 21:08:00 GMT</pubDate></item><item><title>Vague &#xe0; l&apos;&#xe2;me</title><dc:creator>etmoiplus</dc:creator><link>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/12/13/3415936.html</link><comments>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/12/13/3415936.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://etmoiplus.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3415936/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/12/13/3415936.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Benjamin n&apos;a pas donn&#xe9; suite, mais j&apos;ai crois&#xe9; dans le m&#xe9;tro Karim, son double h&#xe9;t&#xe9;ro, avec des cheveux sur la t&#xea;te.&lt;br /&gt;Un coup du sort, un coup d&apos;un soir, &#xe9;p&#xe9;e dans l&apos;eau.&lt;br /&gt;Entre d&#xe9;bauche amoureuse et licence platonique, j&apos;ai perdu l&apos;&#xe9;quilibre. Plouf !&lt;br /&gt;Les yeux bleus, les yeux verts, qui bordent mon calvaire, ont tous un coeur de pierre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faudrait pouvoir baiser avec ses amis, ce serait une solution &#xe0; ma d&#xe9;convenue, puisque j&apos;ai des tas d&apos;amis. Nous ferions des b&#xe9;b&#xe9;s. Chacun d&apos;eux aurait en bandouli&#xe8;re, le pr&#xe9;nom que portait un de nos anciens chagrins.&lt;br /&gt;Or la pudeur nous retient d&apos;aimer comme il se doit ceux que nous aimons d&apos;amiti&#xe9;...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je peux faire des miracles avec mes organes g&#xe9;nitaux, ma cervelle d&apos;idiot, mon souffle vital. Tout le monde s&apos;en fout, moi seul je crois au prodige.&lt;br /&gt;Il viendra mon Lazare, mon Saint Jean pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9;, mon futur bien-aim&#xe9;. Et l&apos;avenir sera beau.&lt;br /&gt;Tiens-toi pr&#xea;t quand m&#xea;me &#xe0; boire la tasse, baby.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(J&apos;ai mal au cr&#xe2;ne, je me sens moche. Vague &#xe0; l&apos;&#xe2;me.)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;&#xf4; viens mon beau soleil, &#xf4; viens ma nuit d&apos;Espagne, / Arrive dans mes yeux qui seront morts demain. / Arrive, ouvre ma porte, appporte-moi ta main, / M&#xe8;ne-moi loin d&apos;ici battre notre campagne.&amp;quot; (Jean Genet, &lt;em&gt;Le condamn&#xe9; &#xe0; mort&lt;/em&gt;.) &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 12 Dec 2006 23:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>Rena&#xee;tre</title><dc:creator>etmoiplus</dc:creator><link>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/12/07/3368604.html</link><comments>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/12/07/3368604.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://etmoiplus.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3368604/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/12/07/3368604.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dimanche, Benjamin m&apos;invite &#xe0; un th&#xe9; dansant. Nous nous amusons sur de la musique rock. Apr&#xe8;s, je lui propose de venir chez moi passer la nuit. Il refuse. D&#xe9;j&#xe0; mardi soir il avait pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; faire ses courses et sa comptabilit&#xe9; plut&#xf4;t que de me voir... Excuses qui vex&#xe8;rent ma susceptibilit&#xe9;. &lt;br /&gt;Nous &#xe9;changeons un simple baiser sur la bouche, &#xe0; mon arriv&#xe9;e, &#xe0; mon d&#xe9;part.&lt;br /&gt;Il ne fume pas, et je crains que mon effluve pot de tabac ne le rebute. J&apos;ai peur d&apos;&#xea;tre trop pressant aussi, avide comme une nu&#xe9;e de sauterelles affam&#xe9;es. &lt;br /&gt;Le hasard a mis ce gar&#xe7;on sur ma route. Benjamin n&apos;est qu&apos;un cadre o&#xf9; viennent cristalliser mes projections. Et encore un monde possible que je ne connais pas. Il m&apos;a donn&#xe9; du bien-&#xea;tre et du courage. Vais-je perdre pied dans son regard bleu piscine ? Est-ce que coucher ensemble une fois a fait de nous des intimes ? Sera-t-il un accident de parcours, une nouvelle &#xe9;preuve de patience, une b&#xea;te &#xe0; chagrin pour ma pomme ? Attendre combien de temps encore ? &lt;br /&gt;Je m&#xe8;ne ma barque &#xe0; la d&#xe9;rive. Je veux une autre vie que celle-ci flasque que je tra&#xee;ne, une autre vie avec des certitudes sur lesquelles s&apos;appuyer.&lt;br /&gt;Cet insidieux besoin de rena&#xee;tre, voil&#xe0; qui ne change pas de mes vieilles lunes.&lt;br /&gt;Je retiens le timbre de sa voix et son rire qui sont r&#xe9;els et clairs, parce que je suis n&#xe9; pour sentir. Au commencement, il y avait deux corps nus l&apos;un pour l&apos;autre, pr&#xe9;cipit&#xe9;s, balbutiant avec les mains. Je recommencerais volontiers. Si le gars en face ne se d&#xe9;bine pas.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Le moindre regard pos&#xe9; sur un &#xe9;tranger &#xe9;tait une question muette : &amp;quot;Est-ce &lt;em&gt;toi&lt;/em&gt; l&apos;&#xe9;tranger qui vas me sauver ?&amp;quot; Assoiff&#xe9; de tendresse, terrifi&#xe9; par la solitude, j&apos;en arrivais &#xe0; me demander si le sexe n&apos;&#xe9;tait pas au fond qu&apos;un pr&#xe9;texte pour plonger son regard dans les yeux d&apos;un autre &#xea;tre humain.&amp;quot; (Douglas Coupland, &lt;em&gt;G&#xe9;n&#xe9;ration X&lt;/em&gt;.)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 07 Dec 2006 17:58:59 GMT</pubDate></item><item><title>Dans un bordel parisien</title><dc:creator>etmoiplus</dc:creator><link>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/12/01/3317996.html</link><comments>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/12/01/3317996.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://etmoiplus.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3317996/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/12/01/3317996.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D&#xe9;licat de dire quelque chose, apr&#xe8;s le plaisir physique, quand on s&apos;est suivi sans se parler. Dans une Backroom, on improvise pas le dialogue des &lt;em&gt;Amants&lt;/em&gt; de Louis Malle, on dit des banalit&#xe9;s, on &#xe9;vite les questions, les mots d&apos;amour seraient incongrus. Du reste post co&#xef;tum, j&apos;ai envie de dormir, j&apos;ai envie d&apos;une cigarette, pas de faire la conversation (ce dont Maxime ne s&apos;est jamais aper&#xe7;u).&lt;br /&gt;&amp;quot;Tu es mignon, tout &#xe0; fait le genre de gar&#xe7;on que j&apos;aime prendre, petit, mince, imberbe&amp;quot; affirme Benjamin, le pr&#xe9;servatif qui nous reliait encore pendu entre les cuisses. Avec ses yeux bleus, avec sa barbe blonde, le teint p&#xe2;le, il a un air de Karim. D&#xe8;s que je l&apos;ai vu, il m&apos;a plu, et lui aussi. C&apos;est &#xe7;a qui est fort, cette &#xe9;change de regards o&#xf9; s&apos;exprime le d&#xe9;sir, en silence. Car d&apos;ordinaire je compte sur mes neurones pour para&#xee;tre sexy, mon pauvre cul au naturel suffisant rarement &#xe0; s&#xe9;duire les hommes. Le salon XVIII&#xe8;me versus le lupanar antique. Je n&apos;ai pas choisi d&apos;&#xea;tre un intello.&lt;br /&gt;Lorsque je le suce sa bite tr&#xe8;s &#xe9;paisse obture ma bouche grande ouverte. Je pense &#xe0; ne pas oublier que j&apos;ai des dents. Il agit patiemment en me p&#xe9;n&#xe9;trant, mais son machin ne passe pas, j&apos;ai mal. Nous changeons de position, je finis par m&apos;asseoir dessus, et alors nos corps ainsi r&#xe9;unis forment une heureuse combinaison. Benjamin jute assez vite, v&#xe9;locit&#xe9; que j&apos;appr&#xe9;cie beaucoup parce qu&apos;elle t&#xe9;moigne de l&apos;excitation dont je suis la cause. Sa semence visqueuse panse les plaies de mon estime amoch&#xe9;e, de m&#xea;me que l&apos;anulingus qu&apos;il me prodigua (caresse toujours ignor&#xe9;e par Maxime). Et point de verbiage.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Je me vautre dans les tavernes et les bordels de Beyrouth. Je ne pouvais pas rester &#xe0; Alexandrie...&amp;quot; (Constantin Cavafy, &lt;em&gt;Dans les tavernes&lt;/em&gt;.)&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 01 Dec 2006 19:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>Suite et fin</title><dc:creator>etmoiplus</dc:creator><link>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/11/20/3219869.html</link><comments>http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/11/20/3219869.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://etmoiplus.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3219869/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://etmoiplus.canalblog.com/archives/2006/11/20/3219869.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis je n&apos;ai plus r&#xe9;pondu aux coups de fil de Maxime. Il parlait de venir cette semaine... Pour me baiser comme un trou, s&apos;ab&#xee;mer dans mes flancs, mais moi, fi&#xe9;vreux, alit&#xe9;, malade d&apos;une angine bronchitique, je voulais oublier mes muqueuses irrit&#xe9;es par la toux, la morve et les glaires. Alors son sperme, il irait le r&#xe9;pandre ailleurs, le petit Maxime.&lt;br /&gt;Sous mes couvertures, entre deux hoquets, je r&#xe9;fl&#xe9;chissais que les co&#xef;ts furtifs ne me gu&#xe9;riraient pas de la cr&#xe8;ve. J&apos;ai besoin d&apos;amour pour &#xea;tre bien portant, c&apos;est dire si je suis mal en point ! Avec mes amants bidons, plac&#xe9;bos qui ne trompent qu&apos;un temps.&lt;br /&gt;La psychanalyse &#xe9;coeurante apprends aux n&#xe9;vros&#xe9;s de mon acabit &#xe0; &amp;quot;faire son deuil&amp;quot;. Je refuse en bloc. Le noir des croque-morts et des gens chics ne me sied pas, tandis que le rose des entrailles et de la p&#xe9;d&#xe9;rastie, oui.&lt;br /&gt;Dans ma tani&#xe8;re, je r&#xea;vais que j&apos;&#xe9;tais un ours, animal en voie de disparition, esp&#xe8;ce prot&#xe9;g&#xe9;e, je d&#xe9;lirais &#xe0; cause de la fi&#xe8;vre. Encore quatre mois avant le printemps : s&apos;il te pla&#xee;t, r&#xe9;veilles-moi avec du miel.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Il viendra quelqu&apos;un de fort qui te prendra sous sa garde et te conduira dans tous les chemins de ta vie, si tu ne lui r&#xe9;sistes pas.&amp;quot; (Julien Green, &lt;em&gt;Le voyageur sur la terre&lt;/em&gt;.)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 20 Nov 2006 20:25:08 GMT</pubDate></item></channel></rss>